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Les personnes atteintes d’une vessie irritable – aussi appelée vessie hyperactive ou hyperactivité vésicale – souffrent en silence, la plupart du temps. Et bien que cette maladie soit plus répandue qu’on ne le pense, de nombreux mythes circulent encore à son sujet. Un besoin soudain et incontrôlable d’uriner est un symptôme possible de vessie hyperactive. Même si elle a vidé sa vessie il y a peu de temps, la personne concernée ne peut pas se retenir. Et ce, plusieurs fois par jour.

 

La miction, un processus complexe

Simple en apparence, la miction est pourtant un processus complexe. La vessie recueille l’urine qui est produite par les reins, puis acheminée dans les uretères. Elle est élastique et a une capacité de 500 millilitres. La vessie hyperactive se caractérise par une augmentation des urgences mictionnelles. D’un point de vue médical, on parle de vessie hyperactive lorsqu’une personne se rend plus de huit fois aux toilettes en 24 heures. Ses causes restent encore quelque peu mystérieuses.

 

Savez-vous distinguer les mythes de la réalité ?

La vessie hyperactive est très désagréable. L’incontinence est un phénomène très répandu autour duquel quelques mythes se sont construits. Saurez-vous les identifier ?

 

Mythe 1 : la vessie hyperactive est rare

Faux – On estime que près d’une personne de plus de 40 ans sur cinq est touchée en Suisse, mais ces chiffres sont loin d’être exacts1. De nombreuses personnes des deux sexes sont concernées. Il est important de briser le silence et de discuter avec un spécialiste (médecin de famille, gynécologue ou urologue).

 

Mythe 2 : seules les personnes âgées sont concernées

Faux – La vessie hyperactive peut apparaître tôt, même si sa probabilité augmente avec l’âge. Elle est très courante à partir de 60 ans2. Elle est toutefois particulièrement pénible chez les personnes âgées, car d’autres maladies concomitantes peuvent augmenter encore davantage la souffrance des patients3.

 

Mythe 3 : l’incontinence concerne les hommes et les femmes

Vrai – Les hommes peuvent également avoir une vessie hyperactive. 10.2 % des hommes et 16.8 % des femmes sont touchés, toutes classes d’âge confondues2. Les causes diffèrent toutefois entre les deux sexes. Chez la femme, les grossesses et les accouchements peuvent favoriser l’incontinence, alors que chez les hommes, une hyperplasie bénigne de la prostate peut être en cause.

 

Mythe 4 : il faut boire moins pour aller moins aux toilettes

Faux – Boire moins est non seulement mauvais pour la santé, mais cela concentre aussi l’urine, ce qui irrite encore plus le muscle de la vessie4 et augmente le besoin impérieux d’uriner.

 

Mythe 5 : l’incontinence est incurable

Faux – Il existe des traitements multimodaux qui se basent sur divers facteurs pour traiter la vessie hyperactive. De bonnes habitudes en matière de boissons, les exercices de renforcement de la vessie ou du plancher pelvien, la relaxation, une alimentation riche en fibres, mais aussi des médicaments, augmentent la qualité de vie des personnes atteintes. Aidez-nous à éliminer les tabous qui entourent l’incontinence urinaire et parlez-en.

Si vous êtes concerné(e), adressez-vous à votre médecin ou informez-vous auprès de la Société suisse d’aide aux personnes incontinentes (www.inkontinex.ch).

Cet article d’information a été commandé par l’entreprise pharmaceutique Astellas Pharma SA : www.astellas.ch.

Références:

  1. Milsom I, et al. How widespread are the symptoms of an overactive bladder and how are they managed? A population-based, prevalence study. BJU Int 2001;87(9):760–766.
  2. Temml C, et al. Prevalence of the overactive bladder syndrome by applying the International Continence Society definition. Eur Urol 2005;48(4):622–627.
  3. Wagg A, et al. Oral pharmacotherapy for overactive bladder in older patients: mirabegron as a potential alternative to antimuscarinics. Curr Med Res Opin 2016;32(4):621–638.
  4. Overactive Bladder Syndrome. Patient. Available from: https://patient.info/womens-health/lower-urinary-tract-symptoms-in-women-luts/overactive-bladder-syndrome-oab. Accessed: May 2021.

 

 

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